
(Photo E.B.)
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Eco Construction |
| Construire un Resort à Batbitim au sud de Misool (extrémité est de l’Indonésie, province de Papua Barat, archipel des Raja Ampat, c'est-à-dire approximativement au milieu de nulle part) est une véritable aventure dans laquelle le bois joue un rôle stratégique. |
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La recherche d’arbres est donc une étape à la fois préliminaire et
primordiale du processus de construction. Et quand l’on sait que les
bois locaux sont parmi les espèces les plus précieuses et chères, cela rend la recherche très particulière.
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Abattre des arbres est un moyen, facile mais stupide, une
réponse à court terme. Les forêts sont déjà une ressource sur exploitée.
Cependant, et ceci est particulièrement vrai dans la région des Raja Ampat, il
y a du bois inutilisé et disponible en quantité suffisante : des arbres
tombés naturellement, des bois dérivants, des restes d’exploitations
forestières… Il n’y a « qu’à » le ramasser et le débiter en poutres
et planches. Une solution qui a le mérite d’être à la fois écologique et
économique. D’un point de vue organisationnel, cela accorde également à la
collecte de bois une place beaucoup plus importante dans le projet.
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(Photo E.B.) |
Le prix moyen d’un tronc est de 2000 US$, transport non compris. Pour du bois très précieux, la somme reste modique mais elle représente aussi une véritable fortune pour les villageois dont le salaire journalier est de 2 US$ ou moins. |
 Recherche de bois à Kapatlaf (Photo E.B.)
 Bois dérivant (Photo E.B.)
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L'approvisionnement
La première stratégie est d’obtenir du bois des îles voisines. Bien que celles-ci soient inhabitées il faut cependant négocier l’autorisation nécessaire avec le village voisin. Le droit d’exploiter les troncs inutilisés est souvent accordé pour rien ou presque rien mais l’équipe du Resort doit se charger de ramener les troncs sur la plage (chacun d’eux pèse plusieurs tonnes), puis les débiter et les transporter sur Batbitim. C’est un travail qui devient titanesque dès que la localisation des arbres s’éloigne de la plage. Le chantier prenant de l’ampleur cette première source d’approvisionnement s’avère vite insuffisante. Pour tenir le rythme de construction, il devient nécessaire d’acheter du bois déjà coupé et débité.
Le point de ravitaillement du chantier étant Sorong, la deuxième stratégie est de s’approvisionner en bois dans les alentours de la ville et de l’expédier ensuite jusqu’à Batbitim à l’aide des petits bateaux cargo locaux. Les exploitations forestières légales, lorsqu’elles se déplacent de place en place, abandonnent le bois qui ne répond pas à leurs critères. Cela représente des quantités importantes et d’une qualité parfaite pour la construction. .
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| Avantage également, ce bois peut être acheté déjà découpé et « seul »
le transport jusqu’au port reste à gérer (avec des camions d’un autre
âge, sur des routes en terre et sous un climat équatorial…). Le bois étant la principale matière première, il est décidé de
rechercher une source supplémentaire afin de sécuriser
l’approvisionnement et l’avancement du chantier. Les îles voisines de
Sorong disposent également de réserves : des arbres naturellement
abattus ou des restes d’exploitation ou d’anciens chantiers. De plus
les habitants des îles peuvent se charger de la découpe et du
transport. Question coût, le prix est très attractif, ce bois (main
d’œuvre comprise) revient moins cher que si acheté à une grande
exploitation. |
 Descente des troncs vers la plage (Photo E.B.)
 La Sawmill itinérante (Photo E.B.) |
"Naturellement abattu"
Les quelques arbres que la stratégie écologique de construction du
Resort de Batbitim a pu préserver ne représentent qu’une goutte d’eau
contre le désert que dessine la surexploitation forestière. Mais cette
simple goutte est pleine de signification. Elle a le mérite d’attirer
l’attention sur la dévastation forestière ainsi que de montrer les
bénéfices de l’utilisation « en priorité » d’arbres naturellement
abattus ; avec comme effet de bord positif, la redistribution de
travail et donc de richesse vers les villages.
Pour lutter contre
l’exploitation forestière abusive des bois précieux de Raja Ampat, le
Misool Conservation Center mène campagne auprès des villages environnants afin
de les alarmer sur les conséquences à moyen terme de la déforestation
et les aider à résister à la tentation de vendre leur arbres à quelque
bateau usine de passage. Vous pouvez nous aider. Soutenez nous.
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Pour en apprendre plus
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http://www.worldwildlife.org/alliance/
A l'intitiative du WWF et la Banque Mondiale, la Global Forest Alliance agit pour la préservation des forêts. A lire notamment l'étude "FOREST CERTIFICATION CREDIBILITY ASSESSMENT IN INDONESIA"
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http://www.misoolecoresort.com/newsMay2007.html
Sur le site du Misool Eco Resort, des comptes rendus complets et nombreuse photos sur la collecte et l'exploitation du bois.
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